vendredi 15 octobre 2010

Un traité efficace sur le commerce des armes pourrait contribuer à sauver une vie par minute

Communiqué de presse de la Plate Forme française "Contrôlez les armes"12 Juillet 2010 (réf : SF 10 M65)Un traité efficace sur le commerce des armes pourrait contribuer à sauver une vie par minute
Ce lundi 12 juillet, s’ouvrent au siège des Nations unies, les négociations en vue de l’adoption d’un traité international sur le commerce des armes conventionnelles en 2012. Pour les ONG de la plateforme française Contrôlez les armes, les délégations des 192 Etats doivent utiliser chaque minute de leur temps de négociation pour développer un instrument permettant de sauver des milliers de vies chaque année.La France assure la vice-présidence de la conférence préparatoire.
Aujourd’hui, il n’existe pas de dispositif international permettant d’assurer un contrôle efficace et harmonisé du commerce des armes conventionnelles., Les nombreuses insuffisances et incohérences des réglementations ou systèmes de contrôle existant aux niveaux régional ou national continuent de faciliter l’arrivée des armes dans les zones en conflit et l’approvisionnement d’auteurs de graves violations des droits humains. Pour sauver des vies, un traité international solide et rigoureux doit être adopté pour combler le vide actuel. Pour être solide et rigoureux, il doit définir des obligations juridiquement contraignantes garantissant le respect du droit international humanitaire et des droits humains ainsi que le développement économique et social chez les pays importateurs d’armes. Pour Didier Destremau du Secours Catholique – Caritas France, « la moitié des personnes les plus pauvres dans le monde vit dans les pays exposés ou soumis à des conflits violents. Les armes conventionnelles sont utilisées dans la majorité des exactions commises dans ces pays. Le moment est venu pour un traité sur le commerce des armes qui protège les populations et pas seulement les Etats.» « Le temps des atermoiements et des excuses est révolu. Chaque pays doit œuvrer pour trouver le meilleur compromis afin de retirer les armes des mains des seigneurs de la guerre et de ceux qui violent les droits de l’homme. Nous avons besoin de règles claires qui définiront comment les Etats doivent contrôler le commerce des armes : c’est un impératif. A la fin de ces deux premières semaines de négociation, les Etats devront avoir produit une première version du traité » poursuit Rima Chemirik d’Oxfam France. Une large majorité des Etats en Afrique, en Amérique, en Europe et en Asie ont voté au sein de l’Assemblée générale de l’ONU en faveur de l’élaboration d’un traité. En décembre 2009, 151 Etats sur les 192 membres que compte l’ONU ont voté en faveur de l’ouverture des négociations. Les Etats-Unis ont également rejoint la dynamique onusienne tandis que 19 pays s’abstenaient encore. « Une petite minorité d’Etats, aussi puissants qu’ils soient, ne devrait pas être autorisée à contrecarrer les progrès qui pourront avoir lieu à New York au cours des deux prochaines semaines » a déclaré Francis Perrin, vice-président d'Amnesty International France. Selon Zobel Behalal du CCFD-Terre Solidaire, « la France, membre permanent du Conseil de Sécurité et quatrième exportateur d’armes, assure la vice-présidence des travaux : elle a la responsabilité de travailler avec ses pairs pour faire aboutir ce traité. Une large partie de l’humanité a besoin de ce traité pour sauver des vies».

Pour tout savoir sur les discussions en cours au sein du Comité préparatoire au sujet d'un futur Traité international sur le commerce des armes classiques : http://armstradetreaty.blogspot.com/

vendredi 1 octobre 2010

Armand Tungulu l'homme qui a défié Kanambe allias Kabila.


L’affaire du «lanceur des pierres» sur le cortège de Joseph Kabila était jeudi 30 septembre au centre de toutes les conversations tant à Kinshasa qu’à Bruxelles. Nul ne sait à l’heure qu’il est le sort réservé à Armand Tungulu dans un pays où les forces dites de sécurité se comportent en police politique. L’appareil judiciaire, lui, se prend pour une cellule de la Présidence de la République. On apprenait jeudi qu’une avocate, militante des droits de l’Homme, a été interpellée mercredi par des policiers de la tristement célèbre «services spéciaux» de la police (DRGS). Elle est suspectée d’avoir «filmé», à l’aide de son téléphone portable, le passage à tabac du lanceur de pierre par les membres de l’escorte de Kabila.
Le régime de la terreur. Le mot n’est pas trop fort. C’est le système politique que Joseph Kabila veut imposer aux Congolais à l’image de ce qui se passe au Rwanda de son mentor Paul Kagame. Par la violence, il espère museler tous ses contradicteurs. L’objectif est de maintenir la RD Congo dans un état de "géant aux pieds d’argile" face à certains pays voisins en pleine reconstruction. En dépit de ce climat de terreur, les Congolais ne croient plus en la légitimité du pouvoir kabiliste. Un pouvoir incapable non seulement de répondre aux attentes existentielles mais surtout d’assurer à la population les conditions minimales de sécurité. En dix années de présence à la tête du pays, «Joseph» a démontré qu’il n’aime ni le Congo ni ses habitants. Ce qui l’intérèsse ce sont les privilèges et avantages attachés à l’imperium. Le geste posé mercredi 29 septembre par Armand Tungulu est une expression de «ras-le-bol citoyen». Ce citoyen a essayé de dire tout haut ce que la majorité des Congolais pense tout bas. PerquisitionUne atmosphère délétère régnait, mercredi soir, dans la capitale congolaise. Selon des sources diplomatiques, il se confirme que le domicile du général Faustin Munene a été perquisitionné tard dans la soirée par des miliciens de la garde personnelle de Kabila, pompeusement appelés «Garde républicaine». Certains proches de Munene sont formels : «Le général a échappé à un attentat». Un attentat commandité par qui? Pourquoi?Natif de la province de Bandundu (Kwilu), parenté à Pierre Mulele, Faustin Munene a fait sa carrière militaire dans l’armée angolaise. C’est dans ce pays qu’il acquis ses galons de colonel. Après la «libération» du 17 mai 1997, il a assumé successivement les fonctions de vice-ministre de l’Intérieur, chef d’état major de la Force aérienne et de chancelier des Ordres nationaux. Au mois d’octobre 2009, la résidence de Munene, dans la commune kinoise de Bandalungwa, a été attaquée par des «hommes en uniforme». Dans cet empire de l’impunité, aucune information judiciaire n’a été ouverte. A l’époque, les relations congolo-angolaises étaient "exécrables". Munene passerait pour "l’homme des Angolais" dans ce Congo de Joseph Kabila devenu une zone d’influence à dominance rwando-ougandaise. Selon certaines sources, Armand Tungulu, le lanceur des pierres serait également originaire de Bandundu. Y aurait-il un lien entre l’affaire Tungulu et la "visite domicilière" chez Munene?«Outrage au chef de l’Etat» L’affaire dite de la «lapidation» du cortège de Joseph Kabila pourrait avoir des conséquences imprévisibles au plan notamment de la justice internationale. Dans un communiqué publié jeudi 30 septembre, l’association de défense des droits de l’homme «ASADHO» «dénonce l’arrestation et la détention» des avocats Nicole Bondo Muaka et André Marie Muila Kayembe, membres de l’ONG des droits de l’homme «Toges noires». Les deux juristes sont détenus par les «services spéciaux» de la police nationale (DGRSS), dont le siège se trouve sur l’avenue du 24 novembre, dans la Commune de la Gombe. Que leur reproche-t-on ? Il est reproché à l’avocate Bondo Muaka d’avoir gardé son téléphone à l’oreille au moment où les sbires de Kabila s’acharnaient sur le «lanceur des pierres». Pour la petite histoire, Bondo attendait le dépannage de sa jeep de marque cherokee dans un garage du coin. Pour les policiers, «elle aurait filmé l’incident». «Elle sera jetée dans une jeep avec Madame Mado Mangambu, qui l’accompagnait, et seront conduites au bureau de la DGRSS où elles sont détenues jusqu’à ce jour sans droit de recevoir la visite de membres de leurs familles et Conseil, ainsi que de la nourriture», indique le communiqué. Aux dernières nouvelles, les enquêteurs de la police n’auraient trouvé aucune trace d’images dans le téléphone portable de l’avocate. Secrétaire général de l’ONG «Toges noires», Me André Marie Muila Kayembe, s’est rendu ce jeudi à la DRGS pour s’enquérir de la situation de sa consoeur Nicole Bondo. Contre toute attente, il a été a son tour mis aux arrêts aux alentours de 15 heures 30. Le motif reste inconnu au moment où nous couchons ces lignes. La privation de liberté a duré plus de trois heures. Les policiers de cette "unité spéciale" constituent un Etat dans l’Etat. Ils arrêtent qui ils veulent, quand ils veulent. La remise en liberté se déroule selon le même scénario. Rappelons que dans un communiqué intitulé «Après Chebeya Floribert et Fidèle Bazana, Me Nicole Bondo Muaka dans la gueule de la police nationale», publié quelques heures avant son arrestation, l’avocat Muila se disait «très préoccupé par l’arrestation et la détention prolongée» de sa consoeur. Après avoir relaté le film du «caillassage» du cortège de Kabila, le communiqué donne des détails sur la cruauté avec laquelle «les gardes du cortège présidentiel» se sont acharnés sur le lanceur des pierres. Celui-ci a été, selon le communiqué, «tabassé à mort» avant d’être jeté dans un jeep. En dépit de la "gravité" de l’acte posé par ce citoyen, ne fallait-il pas le maîtriser et le mettre à la disposition des instances judiciaires afin de connaître le mobile de son acte? En rossant l’agresseur de leur patron, les gardes de Kabila n’ont-ils pas commis des violations des droits humains en mettant à nu l’immoralité de ceux qui nous gouvernent? Appel à la «Résistance»Dans son communiqué, l’ONG «Toges noires», "désapprouve" le jet de pierre fait sur le cortège présidentiel, mais «se dit très préoccupée par le sort du jeune homme amené comme un sac par les gardes du cortège présidentiel ainsi que par l’arrestation et la détention de Me Nicole Bondo Muaka». Et d’ajouter : «Sa préoccupation est d’autant plus grande, qu’elle a encore frais en mémoire l’assassinat de Floribert Chebeya et Fidèle Bazana, dans les bureaux de la Police nationale.» Secrétaire général Afrique de la FIDH (Fédération internationale des ligues des droits de l’Homme), Paul Nsapu Mukulu n’a pas trouvé les mots assez durs pour fustiger la «dérive dictatoriale» du pouvoir kabiliste et pour dire la «colère» qui anime les défenseurs des droits humains. Il a appelé à l’organisation d’une «Résistance». «Le moment est venu, a-t-il dit, pour que la population congolaise en générale et celle de la diaspora en particulier s’organise en une "Résistance citoyenne" pour dire «Non !» à la dictature». Nsapu de dire sa «détermination» et celle de tous les défenseurs des droits humains en RD Congo de voir les responsables des violations des droits et libertés de «répondre de leurs actes devant les instances judiciaires internationales. Tôt ou tard !».

jeudi 30 septembre 2010













sit in devant le siège du FIDH à paris .


le 29/09/2010 de 14heures à 18heures,le RPCF-FRANCE a réuni les Congolais devant le siège de la Fédération Internationale de Droit de L'homme à paris pour un sit in avec pour objectif d'alerter l'opinion internationale sur la falsification du rapport final des Nations Unies sur le Génocide des Congolais et Hutus rwandais entre 1993-2003.

samedi 4 septembre 2010

J'ACCUSE!

par Congo Collectif Sos Rdcongo, vendredi 3 septembre 2010, à 14:55
La publication, fin août, par le ministre congolais de la Justice d’un «livre blanc» sur les «circonstances» de la mort de Floribert Chebeya Bahizire constitue une scandaleuse violation du secret d’instruction. Cette ingérence de l’exécutif dans un dossier judiciaire en cours d’instruction trahit la volonté des plus hautes autorités congolaises de préparer l’opinion à l’organisation prochaine d’une parodie de procès suivie du «classement sans suite» de ce crime d’Etat.
J’accuse Joseph Kabila d’être le commanditaire de l’assassinat de Floribert Chebeya Bahizire, directeur exécutif de l’association de défense des droits de l’Homme «La Voix des Sans Voix» (VSV). L’ordre d’exécuter Chebeya a été donné par lui. Cet ordre a été transmis au colonel Daniel Mukalay par son chef direct en l’occurrence l’inspecteur divisionnaire en chef John Numbi Banza Tambo. Celui-ci supervisait cette opération à partir de la ferme présidentielle de Kingakati où il se trouvait en compagnie de Kabila. J’accuse ces deux officiers de la police nationale d’avoir, à leur tour, "fait disparaître" deux témoins gênants dans cette affaire. Il s’agit de Fidèle Bazana Edadi, chauffeur et membre de la VSV et de Amisi Mugangu, commissaire adjoint de la police nationale et ancien chauffeur et bras droit de Daniel Mukalay.

Trois mois, sans inculpations

Ce jeudi 2 septembre, cela fait exactement trois mois depuis que des policiers congolais non autrement identifiés «ont découvert» le corps sans vie de Floribert Chebeya sur la banquette arrière de sa voiture au niveau du quartier Mitendi sur la route de Matadi. Le défunt avait les mains attachées derrière le dos. «Des préservatifs, des faux ongles et des postiches étaient répandus dans la voiture», indiquaient les «premières constatations» faites par des policiers et non par des magistrats du Parquet.

«Floribert» a été aperçu pour la dernière fois au siège de l’Inspection générale de la police nationale. C’était le mardi 1er juin. Convoqué par l’inspecteur divisionnaire en chef John Numbi, Chebeya devait être reçu à 17h30 par celui-ci. Le mercredi 2 juin, son corps est retrouvé à plusieurs kilomètres de ce lieu. Inerte.

Aux termes du rapport d’autopsie rédigé par des médecins légistes néerlandais et congolais, on apprendra que le directeur exécutif de la «VSV» est mort suite à une «crise cardiaque». Et pourtant. De son vivant, Floribert ne s’est jamais plaint de problèmes cardiaques, assurent ses proches. Mieux, tous les experts conviennent qu’une crise cardiaque n’a jamais été la cause d’un décès. C’est un effet. Une conséquence. Des questions restent sans réponses trois mois après les faits. Qui avait convoqué Chebeya? Qui l’avait reçu à son arrivée au siège de l’Inspection générale de la police nationale? Que s’est-il passé après? Pourquoi Fidèle Bazana n’a-t-il plus jamais été revu depuis ce rendez-vous? Qui sont les policiers qui ont «découvert» le lendemain la dépouille de ce défenseur des droits humains?

Agitation inhabituelle à Kingakati

Dès le lendemain de l’annonce de la disparition de Chebeya, Joseph Kabila a dit haut et fort sa volonté de «faire toute la lumière» sur la disparition de ce valeureux fils du pays. Le ministre de l’Intérieur et sécurité s’est fendu d’un communiqué réaffirmant la volonté du gouvernement de clarifier les circonstances de ce meurtre. Des réunions du «Conseil supérieur de la défense» ont été tenues à la ferme présidentielle de Kingakati. Conseiller spécial en matière de Sécurité, Pierre Lumbi Okongo, a été dépêché auprès de la veuve Chebeya pour exprimer les «condoléances» du chef de l’Etat ainsi que "sa détermination" à «faire toute la lumière» sur cette affaire. Une agitation inhabituelle à l’occasion de la disparition d’un défenseur des droits de l’homme. Ce que l’histoire ne dit pas c’est que les premières arrestations et interrogatoires ont été menées non pas par des magistrats du Parquet mais par des fonctionnaires du Conseil national de sécurité, un service de la Présidence de la République. Trois mois après, il se révèle que tout ce remue-menage n’était qu’une haute farce. Le Congo de Joseph Kabila est devenu un immense cirque. Un cirque tragique. L’agitation observée à Kingakati n’était qu’un coupe-feu pour détourner l’attention de l’opinion du véritable assassin.

Les confidences d’un commissaire adjoint

Commissaire adjoint de la police nationale, Amisi Mugangu a participé à l’exécution de ce militant des droits humains. Après avoir fait des aveux le 4 juin dernier devant les «enquêteurs» du Conseil national de sécurité (CNS), Amisi avait trouvé refuge en Ouganda plus particulièrement à Iganga, près de la frontière avec le Kenya. Le samedi 26 juin, ce «flic» en cavale devait traverser la frontière pour rejoindre Nairobi. Il n’a plus donné de ses nouvelles. Ancien chauffeur et confident de Daniel Mukalay, l’homme en savait trop. Il se disait traqué par des nervis du pouvoir. «S’ils m’attrapaient, je suis un homme mort», clamait-il. Il n’hésitait guère à citer les noms des ses poursuivants : Elie Lungumbu, Marcel Mbangu (colonel et deuxième conseiller à l’ambassade de la RD Congo à Kampala). «Marcel Mbangu est un spécialiste en kidnapping», confiait-il. Amisi avait par ailleurs reçu des informations selon lesquelles le conseiller spécial Lumbi avait lancé ses «barbouzes» à ses trousses à Kampala. Homme du sérail, le policier connaissait le système et ses acteurs.

Avant sa disparition, le commissaire adjoint Amisi avait fait quelques confidences à notre journal. Des confidences qu’on pourrait résumer en ces quelques mots : «Floribert Chebeya devait être exécuté le 23 mai 2010. Nous étions en embuscade aux environs de son domicile. Nos informateurs s’étaient trompés. La «cible» était rentrée plus tôt que prévu à son domicile. L’ordre final d’exécuter Chebeya a été donné au colonel Daniel Mukalay par le général John Numbi instruit par la "haute hiérarchie". C’était le lundi 31 mai à 10h00. Chebeya a été exécuté par étouffement. Après cela, nous nous sommes«occupés» de son chauffeur. Son corps a été immergé dans le fleuve aux environs de Kinsuka.» Quel est le mobile de cet assassinat ? Amisi Mugangu de répondre : «Chebeya dérangeait le pouvoir de notre président. Il donnait une mauvaise image du régime à travers des rapports sur la situation des droits de l’homme.»

Chebeya se savait menacer

En réalité, Chebeya se savait dans le "viseur" du régime kabiliste. Le 28 février dernier, il était de passage à Bruxelles. Au cours d’un entretien à la rédaction de notre journal, il a décrit la «misère sociale» qui règne au Congo ainsi que «le régime de terreur et de répression» instauré par Joseph Kabila. «Joseph Kabila tue tous ceux qui le dérangent, ajoutait-il avant de citer quelques noms des victimes : les adeptes de Bundu dia Kongo, Aimée Kabila, Louis Bapuwa Mwamba, Franck Ngycke, Pascal Kabungulu, Steve Nyembo». Au cours de cette conversation, «Floribert» n’a pas caché une certaine aigreur face au silence de la «communauté internationale». «Malgré l’organisation des élections de 2006, dira-t-il, la situation des droits de l’homme reste préoccupante. Depuis qu’une firme américaine a obtenu l’exploitation de la concession minière de Tenke Fungurume, les Etats-Unis d’Amérique sont devenus aphones face aux excès du régime de Joseph Kabila».

Le 15 mars 2009, Chebeya et quelques camarades ont été arrêtés par des agents de l’ANR (Agence nationale de renseignement) à la veille de l’organisation d’un sit-in devant le Palais du peuple en protestation de la décision de Joseph Kabila de faire «démissionner» Vital Kamerhe, alors président de l’Assemblée nationale et l‘ensemble des membres du Bureau. Cette initiative a sans aucun doute été interprétée par les «analystes» du pouvoir comme un soutien à la personne de Kamerhe. Alors que les activistes des droits humains entendaient défendre "la jeune démocratie congolaise" en s’opposant à la violation du principe de séparation des pouvoirs. «Floribert» a-t-il été perçu dès ce moment comme un «ennemi politique» à abattre?

Violation du secret d’instruction

L’affaire Chebeya vient confirmer que la Justice congolaise est malade de sa dépendance à l’égard du pouvoir politique mais aussi du pouvoir d’argent. Le 22 juin dernier, le procureur général de la République (PGR), le très kabiliste Flory Kabange Numbi, a évoqué pour la première fois l’hypothèse d’un «meurtre» avant de céder cet épineux dossier à l’auditorat militaire. Le PGR voulait-il sous-entendre que le décès de Chebeya résulterait d’un «accident» ou d’une «bavure policière»? Qu’en est-il, dès lors, de la disparition de Fidèle Bazana? Devrait-on également parler de bavure ou d’accident? Deux mois après la prise en charge de ce dossier judiciaire par les magistrats militaires, le flou reste total. On attend toujours l’annonce d’une première inculpation. Nul ne sait à ce jour le sort réservé aux premiers suspects. N’est-ce pas un grave dysfonctionnement de voir la justice congolaise se révéler impuissante d’identifier les auteurs et les commanditaires des faits criminels graves survenus dans les installations du Quartier général de la police nationale? Qui cherche-t-on à protéger ?

Fait sans précédent, le ministre de la Justice Luzolo Bambi Lessa a diffusé fin août un prétendu «Livre Blanc» consacré à Floribert Chebeya intitulé : «Justice et Hommage au défenseur des droits des Humains». Luzolo a affirmé à cette occasion «que le gouvernement tient à ce que la justice établisse les responsabilités en toute indépendance et que son ministère veille à ce qu’un procès impartial soit organisé à l’issue des enquêtes judiciaires en cours.» Le fameux livre blanc contiendrait «des considérations générales» ainsi que les «circonstances de la mort» du défenseur des droits de l’Homme. Le ministre de la Justice a donc pu se faire communiquer les éléments d’un dossier judiciaire en cours d’instruction. «Le ministre de la Justice qui est le chef hiérarchie du Parquet se livre ainsi à une flagrante violation du secret d’instruction, réagit l’avocat bruxellois Jean-Claude Ndjakanyi. A quel titre publie-t-il des éléments sur les circonstances de la mort de Floribert Chebeya alors que l’instruction est en cours?»

Contrairement à un Laurent Nkunda ou Bosco Ntaganda, Chebeya n’a jamais été le chef d’un groupe armé. Il n’a jamais pris les armes pour déstabiliser son pays. Chebeya rêvait d’un Etat congolais impartial. Un Etat où règne la justice, la paix et la liberté et où chacun pouvait trouver son plein épanouissement. Chebeya a été tué pour avoir dénoncé les excès du pouvoir en place et les injustices sociales. Ses assassins autant que ceux de Fidèle Bazana doivent être traqués jusqu’à ce qu’ils soient déférés devant les juridictions internationales. C’est une honte pour la RD Congo d’être dirigée par un criminel, un homme qui a donné toute la dimension de son mépris pour la vie et la dignité de la personne humaine.

La résistance
Beaudouin Amba wetshi

vendredi 2 juillet 2010

le calvaire de Madame claudine Matuba veuve de l'officier Dalago


En RDCongo , torture et humiliation est la recette dont les autorités sont passés maitre.Cette dame répondant au nom de Claudine Matuba est en effet veuve d'un ancien officier de la Fardc mort d'une façon non élucidée jusqu'à nos jours voici au moins 2ans.dans sa quete de recherche de la vérité sur la mort du Capitaine Dalago,elle fait l'objet de menace,d'humiliation et intimidation de toutes sortes.
Cette photo a été prise par l'un de ses tortionnaire à l'inspection pronviciale de la police de kinshasa (ipkin)chez le fameux général John Numbi et cela circule à kinshasa via bluetooth.Comment peut-on humilier une personne à la recherche de la vérité de cette façon.

mercredi 9 juin 2010

voici un des rapports qui a couté la vie à Chebeya

Très chers compatriotes,Nous membres du MPDC avec le MLC brazzaville, par l'intermédiaire de notre secrétaire générale le Colonel Joris NKOMBE tenons a publier les noms des quelques collègues militaires (ayant appartenus au MLC et ou ex FAZ) et citoyens Congolais majoritairement originaire de la province de l'Equateur, tous détenus ou tués illégalement après avoir été enlevés et torturés en secret.Pourquoi le publier aujourd'hui ?Nous pensons que la tuerie continue a être monnaie courante dans notre pays et nous pensons que le combat que notre compagnon de lutte Mr FLORIBERT CHEBEYA qui viens d’être sauvagement éliminé par le pouvoir en place mérite d’être poursuivi. Chers compatriotes Congolais, il est plus que temps de sortir des discours hypocrite de boycottage ou de méditation au jour de la commémoration du 30 juin pour les festivités de l’indépendance de notre pays.L’heure n’est plus à la méditation ni au boycottage car l’histoire ne retiendra de nous: que des fous qui ont tout su mais n’ont rien fait sinon que les festivités que le Conglomérat Kabiliste voudra bien présenté au monde.Donc si vous ne souffrez de rien ou si les crimes de ce gouvernement vous ont laissé indifférents jusqu'à ce jour alors vous serez en droit de rester chez vous ce 30 JUIN 2010 et médité comme le demande François MUAMBA...Mais par contre si comme nous, vous voyez ce que nous voyons et que vous ressentez ce que nous ressentons et que vous désirez ce que nous désirons,Alors nous vous demandons de vous joindre à nous ce 30 JUIN devons les portes du parlement de Kinshasa pour vous prévaloir de votre droit démocratique celle de manifesté comme le fera la diaspora chacun dans son pays d’accueil , et alors tous ensemble nous leur ferons vivre un 30 JUIN que ni le monde ni eux nous pourrons oublié et qui restera à jamais gravé dans l’histoire de notre pays.C’est pourquoi nous demandons expressément à son excellence ADAM BOMBOLE Président MLC Kinshasa de saisir l’occasion se démarquer et d’écrire avec nous l’histoire en appelant les kinois a exercer leur droit démocratique et ainsi sortir de l’hypocrisie. Vive le Congo de Simon KIMBANGU, de MALULA ,d’AYIDINE ABALA et de BOKELE EALEQue Dieu bénisse notre beau et grand pays.La LISTE NOIRENOM Statut ou Grade Date d’enlèvementISANDJOLA José Lt COL 14/05/2008TIKA FIFA Lt COL 17/05/2008SEBGADONO Major14/05/2008ITULU BOLEMBA Kelly Capitaine 19/05/2008FANGBI GOBANGA Franck Lieutenant 18/05/2008DGOGO HAHE Slt 14/05/2008KITOKO LOKINKI Slt 17/05/2008PILI-PILI Nico Slt 16/05/2008MAGANGU Jarvis OPJ 18/05/2008BOMBAKO BANZA Adjudant 16/05/2008DAMBELEKA Jean Benoit Major 16/05/2008MOLEKE Thierry Capitaine 28/05/2008NGUMBANA BENDO Gabriel Insp. ANR 03/12/2008MUKASA Jean Pierre Médecin 23/12/2008SAMBA Josué Colonel 20/10/2008KOSANGA Richard Colonel GERE MBAYA Major 30/10/2008KULE ADUWA Louis Mathieu Major 07/11/2008MOTUKOLA Christophe Major KOLESIO MONGANEA Capitaine 22/05/2008EZALA EZALA Baobab Capitaine 24/12/2008KONGAWI Léon Capitaine YETONGBI Paul Capitaine 08/11/2008KONDONDI DUGA Capitaine 05/11/2008MOTONDO LISEMBI Capitaine 05/11/2008TSHILE MASANGU Capitaine 01/12/2008LIPEKENE Samuel Capitaine 05/11/2008KOBAMBO BWASA J.B Capitaine 19/05/2008LOLO KISENDA Capitaine 01/12/2008MOSENGO MOPOTU Capitaine GERE MBIMBA DUMBA Capitaine 01/09/2008NYAMU NYOBOLIWANGA Capitaine 09/02/2008DALAGO BAGAZA Capitaine 01/09/2008SIBOKO BONDOMBE Capitaine 01/09/2008WWAMY BANGAZIA Capitaine 16/07/2008ZOA KOMO LIWOLO Léon Capitaine 01/12/2008EGBOLA SEKETELE Capitaine 01/05/2008MABUANDO BAGAZA slt 19/05/2008EYENGA MAKASU Didier Slt 19/05/2008MULA HAHE SEBADO slt 23/05/2008MONGAMBI ALANDA Slt 19/05/2008LISUMBE SEMADO Slt 19/05/2008BAELOMBO André Slt 21/10/2008LITSHIMBA ENGONGO Slt 01/12/2008NGWI NDUNDA Célestin Slt 01/12/2008AMBWA MAPASA Slt 28/10/2008MAKAMABO MOYNGI Insp. ANR 20/01/2008KOMOGO MANGALI Insp. ANR 05/12/2008NSEKA NKUMU Michel OPRA ECO 18/10/2008KOMANA ANGAMBI Adj. Chef 23/10/2008MBOMO BAKULI Adj. Chef05/11/2008VUNGBO TONDUMBA Com. Pol 12/12/2008TUVUMLINA KUMBEDIKO Adjudant WANDE MASA PILIWA Adjudant 02/11/2008LOKOLO Pascal Adjudant AGOLOWA LIKINGI Adjudant 18/10/2008ABOLA MOTUKE ISGT 18/11/2008TOMANDJA BAKUTIBE ISGT Mal. GIGTO SOLUMANGA ISGT Mal. 16/05/2008MOYITO LIYEKA ISGT Mal. 04/10/2008NGANDO MOBILA Freddy Sergent MUKALA BLONGOSergent 18/11/2008ABIA EMEKE BRD 26/11/2008EWATA Eric Sergent SANGOLO WEMBA Sergent 06/11/2008WELE DONGBE CCL 09/11/2008WEZAGO GUNDE ISGT Maj. 19/10/2008EMEKA WARA ISGT Maj. 19/10/2008MBONDO LUKAYA NGALU ENGBO CPL NZOLI César Civil 01/12/2008MAMUYAMBA Blandine Epouse 21/10/2008NDELIKA KILONDA Epouse 21/10/2008MOLAY SADAMEISGT Maj. 18/10/2008ETUMBA LONGO Sergent 20/10/2008ANEKE BOSEMBE Sergent 18/10/2008MBAYO KAYEMBE Simon Sergent 18/11/2008MOKELI MONZOMBO CPL EKUKA CPL 23/12/2008MODUDU Adjudant KULE MAVANGU Civil ASUKA Roger Sergent TITO Civil SIDO Jean Pierre ISTG Maj NAINE Civil Rémy Prof ISC Civil LOTI NDOKAYI Jean Paul Colonel 27/11/2008LOKILI Jean Paul Civil NDEMBO Colonel 14/05/2008AKOLOMOKO Capitaine 16/07/2008AKAWA Jean Rémy Capitaine KONDOKO ISGT Liste des tuésColonel NDEMBOCapitaine AKOLOMOKOCapitaine AKAWA Jean RémyCapitaine BONGO BAHOMBOCapitaine LISENEMILieutenant BUTU WA BUTUS/Lieutenant EVONGAAdjudant Chef NKULE MBAYAAdjudant MAKWA BANZUISGT Maj. BANDU FloryISGT Maj. MONDALO AGALAISGT Maj. KINGI SENDOISGT Maj. MOLEMO LIKOMBOISGT Maj. PANDAISGT Maj. DZANIISGT Maj. NGOMANDO ISGT Maj. KAWANGA RedoISGT Maj. KONDOKOISGT Maj. MAKAMBO MOYIMBIISGT Maj. MONZOMBO AHUNDU EmmanuelISGT Maj. MPONGO AlainISGT Maj. BAYOMBOISGT Maj. ARENGA KPADOISGT Maj. GONADAISGT Maj. LUKILA JP LUVUNGIISGT Maj. MANGAYA KAPOTOISGT Maj. BALEMO LIZOMBOISGT Maj. MBONGO DAHOMBON.B: L’ISGT Maj. KONDOKO a été tué le 26/11/2008 à l'aéroport de Ndjili et son corps a été jeté dans la rivière de la N’sele sur ordre du commandant 10ème brigade GR à l’aéroport de N’djili à cette période.LISTE DES BOURREAUX1. Lt Gén Jhon NUMBI, IGPNC2. Gén. Bde MONKUTU3. Colonel Dean Claude YAV, DEMIAP4. Colonel Daniel MUKALAY, PNC Kin Mazière5. Colonel DIURU, AIR FORCE et PNC6. Colonel FAL adj. Comd 11Rgn M/L Camp Kokolo7. Colonel MONTOKOLE8. Major Christian NGOY, Comd SIMBA à Kasangulu ou Mbakana9. Major MUKENZI, Kin Mazière10. Major MOPEPE, Kin Mazière11. Major MONGA Kin Mazière12. Jhon adjoint EMFT13. Major Elvis T2 11ème Rgn Mil Cam KOKOLO14. Major Djadjidja KATANDA, Comd Bn PM15. Capitaine WUMLA , Kin Mazière16. Capitaine Augustin Agent T2 EMFT17. Lieutenant ANZIA18. S/Lieutenant Lucien 32Li Bn GR détachement Aéroport DE N’djili19. S/Lieutenant Ali Chef de poste à Kibomango.